Petit homme
Entends-tu petit homme la forêt mangée
Le chant des grands arbres atrophiés
qui te tressent des gerbes de bois mort.
Entends-tu petit homme le pressoir s’énerver
Le vin embrasé les lèvres enivrées
Crépitant au feu d’une nuit argentée.
Entends-tu craquer sous les dents
Noix et raisins à la belle saison.
Entends-tu petit homme l'appel de la forêt
Le sifflement du fouet
Les coups répétés de la hache sur l’olivier.
Entends-tu le cri de la femme égorgée
Les pleurs des orphelins
Sur les coteaux d'Alger.
Ecoute petit homme ce que dit ton cœur
Ouvre tes bras décharnés
Laisse entrer l’amour
Qu’ aucune barrière ne voile.
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Soumis par gaston ligny le ven, 18/09/2009 - 16:07.trés belle poésie bien écrite
amitié
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Soumis par BOUSSELHAM JAMAL le ven, 18/09/2009 - 22:29.