Suppose

SUPPOSE
 
Si tu pleurais le soir, trop seul avec ta peine,
Etouffant tes sanglots au creux de l’oreiller,
Dans mes bras bien plus doux que mon châle de laine,
Je bercerais ton corps pour ne pas l’éveiller.
 
Si tu avais très soif et ne savais plus boire
Que l’amère liqueur d’un chant désespéré,
Je ferais de mes mains une coupe d’ivoire,
Remplie de perles d’eau pour ton cœur altéré.
 
Si tu étais plongé dans une nuit profonde,
Si tu ne savais plus de la vie le bienfait,
Tu verrais par mes yeux les beautés de ce monde,
Que je te conterais chaque jour que Dieu fait.
 
Si tu avais perdu la foi de ta jeunesse,
En déchirant ta vie aux ronces du chemin,
Pour qu’en ton cœur blessé l’espérance renaisse,
Je guiderais tes pas vers un autre demain.
 
Mais tu es près de moi, souriant, plein de charme.
Je ne veux plus penser à ce rêve troublant.
Je ris de mes frayeurs, de cette vaine alarme.
Viens .embrasse moi fort. Je t’aime, mon enfant.
4
Moyenne: 4 (1 vote)
Tags:
marcelle gambus Bonjour, marcelle gambus

Bonjour, renée jeanne,
Bravo pour ces alexandrins écrits de main de maître (c'est très rare!)
A bientôt, j'espère.
une nouvelle inscrite Soumis par gambus le sam, 22/11/2008 - 10:44.
Bonjour Marcelle, Heureuse


Bonjour Marcelle,

Heureuse de faire ta connaissance à l'occasion de ce poème...Merci pour ta venue et ta lecture.
Je suis une grande amoureuse de l'alexandrin, la forme la plus rigoureuse de la poésie classique.
Mais je ne dédaigne pas les autres modes d'expression,....En un mot, j'aime toute la poésie...

Bonne journée

Renée Jeanne

Soumis par renee jeanne mignard le sam, 22/11/2008 - 12:37.
En effet, écrits de main de

En effet, écrits de main de maître. Césure, alternance... Oh, je suis sûre que les puristes trouveraient à y redire, mais personnellement, je vais me contenter d'apprécier.

Merci.

Soumis par Enfantôme le jeu, 04/12/2008 - 16:09.

Connexion utilisateur

En ligne

Il y a actuellement 1 poète et 4 lecteurs en ligne.