Amour

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Le coeur au bout des lèvres

L'idylle se prononce d'elle même

D'un mots qui te donnent la fièvre

Comme fleur au vent se sème

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Par petite pointe de désir maligne

Qui viennent exploser comme mille lucioles

Petit être fragile et digne

Que l'on capture dans de petites fioles

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Pour éclairer de mystère nos nuits

D'une éphémère magie 

Et plonger notre regard au fond du puis

Sous la lueur biologique de cette improbable bougie

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A la recherche de quelques lettres égarées

Qui remisent en ordre signal de leurs sens

La valse des coeurs amarrer

Elégie d'une présence

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Forêts,
 
 
 
Notre Flandre nue n'avait plus rien de sacré.
Watergangs et fossés n'avaient plus de secrets.
Petit, je connaissais bien la mer et les champs.
On errait près du canal flânant et péchant.
 
Sur les berges quelques arbres sont amarrés.
Ne connaissant que Mont des cats et Clairmarais.
Mon plat pays est un pays de campagnes
J'entendis parler de forêts, de montagnes …
 
Un car scolaire qui traverse Chantilly…
En allant sur Paris, de vert, mon ciel se remplit.
Tant d'arbres me donnent drôle d'impression…
On se sent étouffé ; première impression.
 
Plus tard, je pénétrais dans ce doux univers.
Sol tendre, humus odorant m'élevèrent.
Une chasse : des champignons qui se cachaient…
Ces effluves de feuilles mortes m'enchantaient.
 
L'été, c'est une canopée de paradis.
Ici, tour à tour, tous les oiseaux psalmodient.
Mes poumons s'ouvrent, l'oxygène abonde.
Cachés les sangliers, les cerfs vagabondent.
 
Seul bruit sous nos pas ; brindilles qui crépitent.
Seul tumulte ces papillons qui s'excitent…
La sylve délasse tous ceux qui s'agitent
En promenade dans les bois, on médite.
 
A deux, quoi de plus doux qu'un tapis de mousse ?
Entre mes mains, fixant ta jolie frimousse…
Près des parfums de jonquilles, je t'enlace.
De l'amour sylvestre, jamais ne me lasse !
 
 
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Plus triste que dans une forêt sans fond  
Comme retenue par un dragon aux cris enflammés  
Je guette sans conviction  
Le prince qui partagera mon secret.  
Et lorsque je t'ai aperçu,  
Chevalier Ren, du comté du bonheur,  
Ton beau sourire éperdu,  
Donna à mon oeil livide une certaine lueur.  
Viens, je t'en prie, sauve-moi  
Et tes cheveux blanc flotteront dans l'air,  
Et tes yeux rouges brillant de mille éclats,  
Chériront cette mimoza comme son trésor un corsaire.  
Est-ce que malgré mes cris, tu resteras sourd?  
Ou sauras-tu me trouver parmi 13 000 regards,  
Et faire de ma vie un à sang froid rêve pour toujours,  
Transperçant de ta lance ce trop rouge,orange brouillard?  
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FIN D’UN REVE

 

 

 

 

Tout m’est indifférent

Faire semblant que tout va bien

M’aider  surmonter les épreuves

A escalade la montagne de ma douleur

 

Tout m’est douleur

Tes pensées dans les miennes

Mes chemins sur les tiens

Ta voix, mon regard

Et pourtant tout va bien

 

Ton bonheur est le mien

Même loin de moi

Mais hélas

Ton regard n’est que tristesse

Reflet de la désillusion de ton âme

Reflet de la peur de tout perdre à nouveau

Et pourtant tout est fini

 

Toi la bas et moi ici

Peindre à l’infini nos souvenirs

Rebâtir séparément nos espoirs

Revivre de nouvelles joies

Et croire que rien n’est jamais tout à fait fini

Qu’un peu de nous est resté la bas

Qu’un trou noir de colère reste là

Qu’on doit continuer à sourire

Cacher à tout prix la souffrance

 

Et pourtant aujourd’hui encore

Tout est désillusion et rêve brisé

 

 

 

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Le cœur reçoit la foudre

C’est le coup de foudre

Qui s’infiltre foudroyant

Dans un cœur saignant

 

Le coup de foudre

Plus intrépide qu’un virus

Difficile de recoudre

Le tissu qui s’use

 

Le coup de foudre

Pose un problème

C’est comment résoudre

Celui ou celle qu’on aime

 

Le coup de foudre

Attaque le corps

Le transforme en poudre

Le condamne à la mort

 

Le cœur bat rapidement

Le métabolisme n’est plus le même

On se balance entre ce courant de vent

On ignore si vraiment on s'aime !

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Si vous saviez ma tendre amie, si vous saviez,

Que vous me manquez, trésor, si vous saviez,

Si vous entendiez mon amour, si vous l’usiez…

 

Les vents de vos aises parfumaient mes émois,

Vous, jeune, palpitante sous vos antres toits,

Je lisais d’en face vos traits, vos jeux étroits…

 

Ma chandelle est morte moi  je jauge voiles,

Caché, voleur de nuit voyeur de vos étoiles,

Palissant quand vous disparaissiez de ma toile…

 

Je maudis mes conditions, Montmartre martial,

Qui fait de moi un poète nu sans initiale,

Un fifre, un roitelet aux sifflets bas, bestial…

 

J’aurais voulu franchir les vents, les fils d’acier,

Et par votre linge m’enivrer, vous bercer d’amitié,

Passer de mes errances à vos volets belle initiée…

 

Si vous saviez ma tendre amie, si vous aimiez,

Que vous me manquez, trésor si vous tentiez,

Si vous chantiez mon amour, si vous l’usiez…

 

Le courage me manque pour oser certains soirs,

Gravir votre allée et en face cesser d’entrevoir,

A peine vos lignes, vos courbes et mon désespoir…

 

Et quand tête basse je vous croise sur les pavés,

Je hais mon corps et mon esprit sans épée,

Ma plume, qui retient langue liée et cœur levé…

 

Je vous suis transparent moi qui tout connais,

De vos danses entre chambre et fleuri balconnet,

Vous qui osez parfois, nue, me rendre simple objet…

 

Quand les mardis je vous cherche sur nos marchés,

C’est de loin, piètre agent, que je scrute caché,

Vos paniers, vos sourires, vos pas détachés…

 

Mes journées se languissent de nos tendres soirées,

Où seul, je vis à l’ombre une histoire folle osée,

Où je m’emplis de vos sens et de vos airs bercés…

 

Si vous saviez ma tendre amie, si vous saviez,

Que vous me tuez, trésor si vous saviez,

Si vous regardiez mon amour, si vous osiez…

 

Je clos cette nuit mon manuscrit, poèmes fades,

Et pour vous ma tendre amie, ma belle Jade,

J’irai par devant notre Roi narrer belle escapade…

 

Je vais affronter mes pères ce soir, et pour vous quitter,

Je saurai être le bon conteur de mes sentiments habités,

De vos jeux flous qui enflamment les miens étriqués…

 

Ma Jade, soupçonnée, ma Jade perlée d’amour épié,

Je vous aime et n’ose vous dédier ma tendre amitié,

Mais demain auréolé, je serai à douceur égale, votre marié…

 

Texte écrit par Anselme le poète à Jade Pichon servante, 1709.

 

Anselme ne trouva jamais le courage d’approcher Jade, sa voisine,

A Montmartre les bâtiments se touchent parfois, les âmes pas toujours…

Anselme fut anobli, pour la qualité de sa poésie par Louis XIV,

Il devint marquis, libertin, sous un pseudonyme empreint…

 

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

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Voyez au fin fond de cette vallée imaginaire,

Bordée du feu éclatant d’arbres centenaires,

Semblant la fin de l’horizon et de la terre,

Une étendue majestueuse une eau si claire…

 

Si l’on s’approche porté par le songe alizé,

Somnolant aux champs de perles anisées,

Là, tout près des rus qui semblent apaisés,

On y goûte l’humide tentation des rosées…

 

Ce ne peut qu’ailé de sûres délicatesses,

Avec prudence et sensible noblesse,

Qu’il est possible de troubler cette princesse,

La pureté de ses eaux son calme sans cesse…

 

Voyez féminine étendue, vaguelettes fines,

La rondeur de ses bords qui vous embobine,

Sa profondeur inconnue qui sciait coquine,

La brise qui se mêle et use les aubépines…

 

Et quand le soleil l’inonde belle scintillante,

Que ses flots clapotent aux libellules filantes,

Alors, le jeu miroir reflète la folle courante,

Entre bleu ciel et hirondelles foisonnantes…

 

Eau primaire jamais violée d’humaines folies,

Salvatrice étendue, nourricière d’un seul défi,

Epancher chaque initié et chacune des vies,

Puis en son sein enfanter les sources envies…

 

Mais malheur à qui ose se noyer d’orgueil,

Et vouloir sonder ses abysses d’écueils,

Car en ses fonds tempête le mauvais œil,

Et courants trop forts pour un bon accueil…

 

En dessous, rugissent volcans de laves,

Ou le corail est réduit simple esclave.

En dessous se dressent viles enclaves,

Ou les forces allient des eaux graves…

 

Mais soudain, mon étendue en surface,

Eclaire la lune que la nuit entrelace,

Et par ses airs la fait danser en place,

Douce lumière qui ruisselle et chasse…

 

Là, au fin fond de cette vallée imaginaire,

Bordée du feu éclatant d’arbres centenaires,

Semblant la fin de l’horizon et de ma terre,

Une étendue majestueuse me joue la mer…

 

A l’orée de mon petit matin quel bonheur,

D’avoir flirté cent vents et mille couleurs,

De caresser la féminine étendue douceur,

Celle de mon ami, le Lac Majeur…

 

TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)

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Sous cette douce brise
qui effleure le charme
ensorcelant et parfumé
de tes lèvres carmines
nues et velouteuses

et qui frôle à ton insu
ton tendre regard infini
dans tes yeux de velours
qui sourient et susurrent
leur lumière bleue azur
de l’amour céleste et pur

je sens tes mains soyeuses
caresser tout doucement
à la dérobée ma peau câline
comme une fleur si timide
diaphane et fougueuse

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Tu t’en vas

Comme le temps

Comme le vent

Qui reviendra

L’hiver, quand il pleuvra

Qui reviendra

Quand la terre souffrira !

 

 

Et toi,

Tu t’en vas

Tout droit

Sans faire demi-tour

Sans donner l’espoir à l’amour

Tu appliques ta loi

Et tu t’en vas !

 

Moi je reste là

Je t’attends

Le temps qu’il faudra

Même si le ciel pleure

En torrentiel

Même si j’ai peur

De l’essentiel !

 

Je t’attends

Comme les mamans,

Enceintes,

Qui sont à terme et saintes,

De voir un nouveau né

Sous leur nez

Tout blanc

Comme le vent !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Aimer est une romance
L'amour est une dentelle que l'on façonne---

Si j'étais une rose
Je parfumerais ton destin
Ma corolle engendre la prose
Qui dessinerait ton chemin

Si j'étais un colibri
Je volerais au firmament
Emportant tes dépits
Se consumant au levant

Si j'étais un nuage
Je serais cumulus d'été
Sur ta vie ne faisant ombrage
Et t'apporter réelle satiété

Si j'étais une fée
J'exaucerais tous tes voeux
T'offrant la grâce nymphée
Pour allumer l'envie et ses feux

Mais ---je ne suis qu'une femme
Avec mon amour pour seul présent
Conte embrasé d'une même flamme
Pour faire de notre histoire un roman
  Libetylove
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