Amour
Le coeur au bout des lèvres
L'idylle se prononce d'elle même
D'un mots qui te donnent la fièvre
Comme fleur au vent se sème
¨¨¨¨¨
Par petite pointe de désir maligne
Qui viennent exploser comme mille lucioles
Petit être fragile et digne
Que l'on capture dans de petites fioles
¨¨¨¨
Pour éclairer de mystère nos nuits
D'une éphémère magie
Et plonger notre regard au fond du puis
Sous la lueur biologique de cette improbable bougie
¨¨¨¨
A la recherche de quelques lettres égarées
Qui remisent en ordre signal de leurs sens
La valse des coeurs amarrer
Elégie d'une présence
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Plus triste que dans une forêt sans fond
Comme retenue par un dragon aux cris enflammés
Je guette sans conviction
Le prince qui partagera mon secret.
Et lorsque je t'ai aperçu,
Chevalier Ren, du comté du bonheur,
Ton beau sourire éperdu,
Donna à mon oeil livide une certaine lueur.
Viens, je t'en prie, sauve-moi
Et tes cheveux blanc flotteront dans l'air,
Et tes yeux rouges brillant de mille éclats,
Chériront cette mimoza comme son trésor un corsaire.
Est-ce que malgré mes cris, tu resteras sourd?
Ou sauras-tu me trouver parmi 13 000 regards,
Et faire de ma vie un à sang froid rêve pour toujours,
Transperçant de ta lance ce trop rouge,orange brouillard?
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FIN D’UN REVE
Tout m’est indifférent
Faire semblant que tout va bien
M’aider surmonter les épreuves
A escalade la montagne de ma douleur
Tout m’est douleur
Tes pensées dans les miennes
Mes chemins sur les tiens
Ta voix, mon regard
Et pourtant tout va bien
Ton bonheur est le mien
Même loin de moi
Mais hélas
Ton regard n’est que tristesse
Reflet de la désillusion de ton âme
Reflet de la peur de tout perdre à nouveau
Et pourtant tout est fini
Toi la bas et moi ici
Peindre à l’infini nos souvenirs
Rebâtir séparément nos espoirs
Revivre de nouvelles joies
Et croire que rien n’est jamais tout à fait fini
Qu’un peu de nous est resté la bas
Qu’un trou noir de colère reste là
Qu’on doit continuer à sourire
Cacher à tout prix la souffrance
Et pourtant aujourd’hui encore
Tout est désillusion et rêve brisé
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Le cœur reçoit la foudre
C’est le coup de foudre
Qui s’infiltre foudroyant
Dans un cœur saignant
Le coup de foudre
Plus intrépide qu’un virus
Difficile de recoudre
Le tissu qui s’use
Le coup de foudre
Pose un problème
C’est comment résoudre
Celui ou celle qu’on aime
Le coup de foudre
Attaque le corps
Le transforme en poudre
Le condamne à la mort
Le cœur bat rapidement
Le métabolisme n’est plus le même
On se balance entre ce courant de vent
On ignore si vraiment on s'aime !
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Si vous saviez ma tendre amie, si vous saviez,
Que vous me manquez, trésor, si vous saviez,
Si vous entendiez mon amour, si vous l’usiez…
Les vents de vos aises parfumaient mes émois,
Vous, jeune, palpitante sous vos antres toits,
Je lisais d’en face vos traits, vos jeux étroits…
Ma chandelle est morte moi je jauge voiles,
Caché, voleur de nuit voyeur de vos étoiles,
Palissant quand vous disparaissiez de ma toile…
Je maudis mes conditions, Montmartre martial,
Qui fait de moi un poète nu sans initiale,
Un fifre, un roitelet aux sifflets bas, bestial…
J’aurais voulu franchir les vents, les fils d’acier,
Et par votre linge m’enivrer, vous bercer d’amitié,
Passer de mes errances à vos volets belle initiée…
Si vous saviez ma tendre amie, si vous aimiez,
Que vous me manquez, trésor si vous tentiez,
Si vous chantiez mon amour, si vous l’usiez…
Le courage me manque pour oser certains soirs,
Gravir votre allée et en face cesser d’entrevoir,
A peine vos lignes, vos courbes et mon désespoir…
Et quand tête basse je vous croise sur les pavés,
Je hais mon corps et mon esprit sans épée,
Ma plume, qui retient langue liée et cœur levé…
Je vous suis transparent moi qui tout connais,
De vos danses entre chambre et fleuri balconnet,
Vous qui osez parfois, nue, me rendre simple objet…
Quand les mardis je vous cherche sur nos marchés,
C’est de loin, piètre agent, que je scrute caché,
Vos paniers, vos sourires, vos pas détachés…
Mes journées se languissent de nos tendres soirées,
Où seul, je vis à l’ombre une histoire folle osée,
Où je m’emplis de vos sens et de vos airs bercés…
Si vous saviez ma tendre amie, si vous saviez,
Que vous me tuez, trésor si vous saviez,
Si vous regardiez mon amour, si vous osiez…
Je clos cette nuit mon manuscrit, poèmes fades,
Et pour vous ma tendre amie, ma belle Jade,
J’irai par devant notre Roi narrer belle escapade…
Je vais affronter mes pères ce soir, et pour vous quitter,
Je saurai être le bon conteur de mes sentiments habités,
De vos jeux flous qui enflamment les miens étriqués…
Ma Jade, soupçonnée, ma Jade perlée d’amour épié,
Je vous aime et n’ose vous dédier ma tendre amitié,
Mais demain auréolé, je serai à douceur égale, votre marié…
Texte écrit par Anselme le poète à Jade Pichon servante, 1709.
Anselme ne trouva jamais le courage d’approcher Jade, sa voisine,
A Montmartre les bâtiments se touchent parfois, les âmes pas toujours…
Anselme fut anobli, pour la qualité de sa poésie par Louis XIV,
Il devint marquis, libertin, sous un pseudonyme empreint…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
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Voyez au fin fond de cette vallée imaginaire,
Bordée du feu éclatant d’arbres centenaires,
Semblant la fin de l’horizon et de la terre,
Une étendue majestueuse une eau si claire…
Si l’on s’approche porté par le songe alizé,
Somnolant aux champs de perles anisées,
Là, tout près des rus qui semblent apaisés,
On y goûte l’humide tentation des rosées…
Ce ne peut qu’ailé de sûres délicatesses,
Avec prudence et sensible noblesse,
Qu’il est possible de troubler cette princesse,
La pureté de ses eaux son calme sans cesse…
Voyez féminine étendue, vaguelettes fines,
La rondeur de ses bords qui vous embobine,
Sa profondeur inconnue qui sciait coquine,
La brise qui se mêle et use les aubépines…
Et quand le soleil l’inonde belle scintillante,
Que ses flots clapotent aux libellules filantes,
Alors, le jeu miroir reflète la folle courante,
Entre bleu ciel et hirondelles foisonnantes…
Eau primaire jamais violée d’humaines folies,
Salvatrice étendue, nourricière d’un seul défi,
Epancher chaque initié et chacune des vies,
Puis en son sein enfanter les sources envies…
Mais malheur à qui ose se noyer d’orgueil,
Et vouloir sonder ses abysses d’écueils,
Car en ses fonds tempête le mauvais œil,
Et courants trop forts pour un bon accueil…
En dessous, rugissent volcans de laves,
Ou le corail est réduit simple esclave.
En dessous se dressent viles enclaves,
Ou les forces allient des eaux graves…
Mais soudain, mon étendue en surface,
Eclaire la lune que la nuit entrelace,
Et par ses airs la fait danser en place,
Douce lumière qui ruisselle et chasse…
Là, au fin fond de cette vallée imaginaire,
Bordée du feu éclatant d’arbres centenaires,
Semblant la fin de l’horizon et de ma terre,
Une étendue majestueuse me joue la mer…
A l’orée de mon petit matin quel bonheur,
D’avoir flirté cent vents et mille couleurs,
De caresser la féminine étendue douceur,
Celle de mon ami, le Lac Majeur…
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID (Tous droits réservés…)
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Sous cette douce brise
qui effleure le charme
ensorcelant et parfumé
de tes lèvres carmines
nues et velouteuses
et qui frôle à ton insu
ton tendre regard infini
dans tes yeux de velours
qui sourient et susurrent
leur lumière bleue azur
de l’amour céleste et pur
je sens tes mains soyeuses
caresser tout doucement
à la dérobée ma peau câline
comme une fleur si timide
diaphane et fougueuse
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Tu t’en vas
Comme le temps
Comme le vent
Qui reviendra
L’hiver, quand il pleuvra
Qui reviendra
Quand la terre souffrira !
Et toi,
Tu t’en vas
Tout droit
Sans faire demi-tour
Sans donner l’espoir à l’amour
Tu appliques ta loi
Et tu t’en vas !
Moi je reste là
Je t’attends
Le temps qu’il faudra
Même si le ciel pleure
En torrentiel
Même si j’ai peur
De l’essentiel !
Je t’attends
Comme les mamans,
Enceintes,
Qui sont à terme et saintes,
De voir un nouveau né
Sous leur nez
Tout blanc
Comme le vent !
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Aimer est une romance
L'amour est une dentelle que l'on façonne---
Si j'étais une rose
Je parfumerais ton destin
Ma corolle engendre la prose
Qui dessinerait ton chemin
Si j'étais un colibri
Je volerais au firmament
Emportant tes dépits
Se consumant au levant
Si j'étais un nuage
Je serais cumulus d'été
Sur ta vie ne faisant ombrage
Et t'apporter réelle satiété
Si j'étais une fée
J'exaucerais tous tes voeux
T'offrant la grâce nymphée
Pour allumer l'envie et ses feux
Mais ---je ne suis qu'une femme
Avec mon amour pour seul présent
Conte embrasé d'une même flamme
Pour faire de notre histoire un roman
Libetylove
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